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Principauté de Monaco (fr)
Drapeau de Monaco Armoiries de Monaco
(Détails) (Détails)
Devise nationale : Deo Juvante
(en latin : « Avec l’aide de Dieu Â»)
carte
Langue officielle Français [1]
Capitale Monaco[2]
43° 44' N, 7° 24 E
Quartier principal Monte-Carlo
Forme de l’État Monarchie constitutionnelle
 - Prince souverain
 - Ministre d’État
Albert II
Jean-Paul Proust
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 193e
2 km2
Négligeable
Population
 - Totale (2008)
 - DensitĂ©
Classé 189e
32 796 (recensement) [3] hab.
16 398 hab./km2
Indépendance
 - Date
De la République de Gênes
8 janvier 1297


Gentilé Monégasque



Monnaie Euro (EUR)
Fuseau horaire UTC +1: (CET);

Heure d'été: UTC+2: (CEST)

Hymne national Hymne monégasque
Domaine internet .mc
Indicatif
téléphonique
+377


La principautĂ© de Monaco (en monĂ©gasque : Principatu de Munegu), ou Monaco en forme courte, est un pays d’Europe de l’Ouest ainsi qu’une commune du mĂŞme nom occupant la mĂŞme superficie que l’État lui-mĂŞme (ce qui en fait une citĂ©-État). EnclavĂ©e dans le territoire français, entre les villes de Cap-d'Ail, Beausoleil, et Roquebrune-Cap-Martin, Monaco est situĂ© au bord de la mer MĂ©diterranĂ©e, le long de la CĂ´te d'Azur, Ă  près d'une vingtaine de kilomètres Ă  l’est de Nice.

Dépendante de la République de Gênes dont les Grimaldi étaient une des familles patriciennes, relativement autonome depuis 1297, elle est devenue une monarchie constitutionnelle et est dirigée depuis 2005 par le prince souverain Albert II de Monaco de la dynastie des Grimaldi qui est, par la mère de Rainier III, l'une des plus anciennes dynasties régnantes du monde.

Cet État occupe aujourd’hui une superficie de 2 km2[4] ce qui en fait le deuxième plus petit État indĂ©pendant du monde, (le premier Ă©tant le Vatican). Lors du dernier recensement de 2008, Monaco comptait 32 796 habitants[3]. Avec 16 398 habitants au km2, c’est le pays le plus densĂ©ment peuplĂ© au monde.

Pratiquement entièrement urbanisée, la principauté de Monaco bénéficie d’un climat méditerranéen particulièrement clément et dispose de nombreuses installations hôtelières de luxe. Un événement international (Grand Prix de Formule 1), s’y déroule en plus des attractions présentes tout au long de l’année (Casino de Monte-Carlo, Musée océanographique, Palais princier), ce qui en fait une destination privilégiée pour les touristes.

Sommaire

Histoire

Article dĂ©taillĂ© : Histoire de Monaco.

Les première traces de vie Ă  Monaco remontent Ă  environ 300 000 ans avant J.-C. La protection qu’apportent le rocher de Monaco ainsi que le port naturel et abritĂ© ont attirĂ© de nombreuses peuplades : Ligures, PhĂ©niciens, Grecs, Romains, Sarrasins. L’histoire moderne de Monaco a fortement Ă©tĂ© marquĂ©e par la famille Grimaldi qui règne sans discontinuitĂ© sur la principautĂ© depuis le XIIIe siècle.

Préhistoire

Monaco a servi d’abri aux premiers habitants de la rĂ©gion Ă  partir de la fin du palĂ©olithique infĂ©rieur, environ - 300 000 ans. Des ossements d’animaux ayant servi de nourriture Ă  ces hommes prĂ©historiques ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s dans une caverne du Jardin exotique[5]. Des fouilles ont Ă©galement rĂ©vĂ©lĂ© la prĂ©sence d’un bassin dans la grotte de l’Observatoire et dans la grotte du Prince[6]. La prĂ©sence humaine est attestĂ©e au palĂ©olithique moyen (- 50 000 ans) et au palĂ©olithique supĂ©rieur (- 20 000 ans). Ă€ partir de 1500 avant J.-C., les traces d’œuvres d’art (gravure, sculpture) sont trouvĂ©es dans des grottes. Les sĂ©pultures funĂ©raires, individuelles ou collectives, deviennent de plus en plus nombreuses. La sĂ©pulture des sujets dits « de Grimaldi Â» date de cette Ă©poque et contient une femme et un adolescent.

Antiquité

D’après l’historien Diodore de Sicile et le géographe Strabon, les premiers habitants sédentaires étaient des Ligures qui ont émigré depuis la ville de Gênes en Italie. Cependant, l’ancienne langue ligure, non issue des langues indo-européennes, n’était apparentée ni au dialecte italien parlé aujourd'hui par les habitants de Ligurie, ni au monégasque moderne. Cette avancée à Monaco aurait pu être l’ouverture maritime d’un peuple ligure situé à l’intérieur des terres.

Les PhocĂ©ens de Marseille (alors Massalia) ont fondĂ© la colonie de MonoĂŻkos au VIe siècle av. J.-C. Ă  l’endroit oĂą se trouve maintenant Monaco. MonoĂŻkos Ă©tait associĂ©e Ă  Hercule, adorĂ© sous le nom Hercules Monoecus. D’après les travaux d'Hercule mais Ă©galement selon Diodore de Sicile et Strabon, les Grecs et les Ligures ont rapportĂ© qu’Hercule Ă©tait passĂ© par la rĂ©gion.

Après la Guerre des Gaules, Monoecus, oĂą Jules CĂ©sar s’est arrĂŞtĂ© en se rendant en Grèce, est passĂ© sous contrĂ´le romain au sein de la province de Gaule narbonnaise. Dans L'ÉnĂ©ide (VI.831), le poète Virgile mentionnait dĂ©jĂ  le rocher de Monaco. Le grammairien Maurus Servius Honoratus affirme que le terme Monaco dĂ©rive de cette origine : « dictus autem Monoecus vel quod pulsis omnibus illic solus habitavit Â» (« Hercule a Ă©cartĂ© tout le monde et vivait lĂ  seul Â») et « vel quod in eius templo numquam aliquis deorum simul colitur Â» (« dans son temple, nul autre dieu n’est vĂ©nĂ©rĂ© au mĂŞme instant Â»). Le nom du port de Monaco est Ă©galement mentionnĂ© dans L'Histoire naturelle de Pline l'Ancien (III.V[7]) et dans les Historiae de Tacite (III.XLII) lorsque Valens, soutien de Vitellius a Ă©tĂ© forcĂ© d’y faire escale « Fabius Valens e sinu Pisano segnitia maris aut adversante vento portum Herculis Monoeci depellitur Â» (« Fabius Valens, Ă  la sortie du golfe de Pise, fut, par une mer calme ou un vent contraire, forcĂ© [de faire relâche] au port d'Hercules Monoecus Â»).

Moyen Âge

Monaco, alors Turbiasque, est restĂ© sous domination romaine jusqu’à l’effondrement de l’Empire romain d'Occident en 476. L’endroit a ensuite Ă©tĂ© occupĂ© et ravagĂ© par les Sarrasins et diverses tribus barbares. Alors que Monaco Ă©tait pratiquement dĂ©peuplĂ©, les Sarrasins en furent expulsĂ©s en 975 et au XIe siècle, l’endroit Ă©tait de nouveau peuplĂ© par des Ligures (cette fois, il faut comprendre des populations parlant une langue romane du nord de l’Italie).

En 1191, l’Empereur romain germanique Henri VI a concĂ©dĂ© la souverainetĂ© de quelques ares du quartier de la Condamine et le rocher qui appartenaient Ă  la seigneurie de La turbie Ă  GĂŞnes en Italie  : le futur Monaco. Le 10 juin 1215, un dĂ©tachement de Gibelins menĂ© par Fulco del Cassello a commencĂ© la construction d’une forteresse sur le rocher de Monaco. Cette date marque le dĂ©but de l’histoire moderne de la principautĂ© de Monaco.

Les Gibelins construisirent leur forteresse pour en faire une position stratégique militaire et un moyen de contrôler la région, ils établirent également des habitations à la base du Rocher afin d’appuyer les garnisons. Pour attirer les habitants de Gênes et des villes environnantes, ils offrirent des terres et exonérèrent de taxes les nouveaux arrivants.

Règne des Grimaldi

Vue de Monaco vers 1890-1900

Monaco est gouvernĂ© par la dynastie des Grimaldi depuis le 8 janvier 1297, date Ă  laquelle François Grimaldi dit Malizia (François la Malice) s’empara de la forteresse sous un dĂ©guisement de moine franciscain (d'oĂą son surnom de « la Malice Â»). On trouve sur le blason de la principautĂ© les traces de cette origine avec les deux moines tenant une Ă©pĂ©e.

L’autorité des Grimaldi fut définitivement reconnue en 1314, et s’est perpétuée jusqu’à aujourd’hui à la seule exception de la période de 1793-1814 pendant laquelle Monaco fut intégrée à la France, sous le nom de Fort-Hercule. La ville est ensuite placée sous protectorat du royaume de Sardaigne par le congrès de Vienne jusqu’en 1860. Enfin, en 1861, un traité franco-monégasque assure la souveraineté de Monaco.

En 1847, la principautĂ© de Monaco occupait une superficie totale de 24 km2 et comprenait trois communes : Monaco (1 250 habitants), Roquebrune (850 habitants) et Menton (4 900 habitants). La partie la plus vaste et la plus riche de la principautĂ© Ă©tait la plaine mentonnaise, avec ses cultures d'agrumes et d'oliviers, le commerce extĂ©rieur reposant essentiellement sur les exportations d’huile et de citrons. Mais, en 1848, Menton et Roquebrune proclamèrent la dĂ©chĂ©ance des Grimaldi et se proclamèrent « villes libres Â» sous la protection du royaume de Sardaigne. En 1860, elles votèrent leur rattachement Ă  la France, qui fut entĂ©rinĂ© par le traitĂ© franco-monĂ©gasque de 1861.

C'est alors que le prince Charles III eut l'idée de créer des jeux de casino (interdits dans les pays voisins), ce qui allait permettre à la principauté, en s’enrichissant, de se développer rapidement. En 1863, il accorda le privilège d’exploiter le casino à François Blanc, fondateur de la Société anonyme des Bains de Mer. En 1866, le quartier des Spélugues (où se trouvait le casino) prit le nom de Monte-Carlo en hommage au prince souverain. Enfin, en 1869, la principauté pouvant suffire à ses besoins, Charles III supprima les impôts personnels, fonciers et mobiliers, ce qui entraîna une intense activité de construction.

Le prince de Monaco disposait des pleins pouvoirs (monarchie absolue) jusqu’à l’octroi de la constitution de 1911, qui fait du pays une monarchie constitutionnelle. En juillet 1918, un traité accordant une protection limitée de la principauté par la France est signé entre les deux pays. Le traité fait partie du traité de Versailles et établit que le petit État devra s’aligner sur les intérêts politiques, militaires et économiques de la France.

Seconde Guerre mondiale

L'arrivée des troupes italiennes en juin 1940 inquiète le prince Louis II de Monaco à titre personnel. Il craint une annexion et une destitution. Il se rapproche du gouvernement de Vichy. C'est à Pierre Laval et au maréchal Pétain - dont il a embauché l'ancien aide de camp - qu'il demande, avec succès, assistance. Le prince Louis II fait passer les mêmes lois que le gouvernement de l’État français sur les juifs

Vis Ă  vis de l'Allemagne, la principautĂ© de Monaco exercera envers le Troisième Reich ce qui sera nommĂ© plus tard une Ă©trange neutralitĂ©. Des liens financiers avec les nazis existaient depuis 1936, quand le ministre des finances allemand Hjalmar Schacht avait rendu visite au prince pour mettre en place un meccano financier Ă  partir de banques allemandes. L'intĂ©rĂŞt Ă  avoir des liens financiers Ă©tait mutuel. La prospĂ©ritĂ© et l'indĂ©pendance de la principautĂ© en profitaient. Le Reich diversifiait ses interfaces de financement. Par la Suisse et par Monaco, l’Allemagne nazie a rĂ©ussi Ă  contourner les embargos imposĂ©s par les AlliĂ©s. Le 25 juin 1943, Louis II offre un banquet au consul d'Allemagne ; il nomme le docteur Bernhard Bodenstein, un membre du parti nazi, consul de Monaco Ă  Berlin. Les nazis arrivent Ă  Monaco en septembre 1943. Des Allemands prennent des participations dans la SociĂ©tĂ© des bains de mer (SBM).

Histoire récente

Le prince Rainier III accède au trône après la mort de son grand-père le prince Louis II (le stade de l’AS Monaco porte d’ailleurs son nom), en 1949.

1962 est une annĂ©e chargĂ©e : sur fond du rĂ©fĂ©rendum sur l'Ă©lection au suffrage universel du prĂ©sident de la RĂ©publique française, proposĂ© par le GĂ©nĂ©ral de Gaulle, une crise politique et financière oppose Monaco Ă  la France durant l'automne. Le contrĂ´le de l'État français sur la radio et la tĂ©lĂ©vision est gĂŞnĂ© par l'Ordonnance Images et Sons proclamĂ©e par le prince Rainier III, permettant Ă  Radio Monte-Carlo (RMC) et TĂ©lĂ© Monte-Carlo (TMC) d'Ă©chapper Ă  leur contrĂ´le financier indirect par l'État français, effectif depuis 1955[8]. En effet, l'ordonnance offrait aux fonds d'investissement monĂ©gasques la possibilitĂ© de reprendre contrĂ´le de leurs deux moyens d'information, dont la couverture rĂ©gionale, limitĂ©e, pouvait cependant permettre de vĂ©hiculer des idĂ©es diffĂ©rentes de celles de l'ORTF.
MalgrĂ© des concessions de la part de la principautĂ©, la France rompt les nĂ©gociations et lève tous les intĂ©rĂŞts de la principautĂ©[8] : l'union frontalière est rompue et les entrĂ©es Ă  Monaco sont contrĂ´lĂ©es par des douaniers ; l'affranchissement du courrier est revu Ă  la hausse alors que les privilèges pour les français habitant Monaco sont rĂ©duits Ă  nĂ©ant. Finalement, le 18 octobre 1962, Monaco rĂ©cupère l'ensemble de ses privilèges, ainsi qu'un renforcement de sa souverainetĂ©, et ce malgrĂ© de très importantes concessions d'ordre fiscal concernant les revenus des sociĂ©tĂ©s du Rocher et les opĂ©rations financières monĂ©gasques[8]. Cette crise permet la rĂ©daction et l'adoption d'une nouvelle constitution pour la principautĂ©[8], abolissant la peine de mort, autorisant le vote des femmes et mettant en place une cour suprĂŞme garantissant les libertĂ©s fondamentales.

En 1982, la principauté est endeuillée en apprenant la mort de la princesse Grace de Monaco, épouse de Rainier III et mère de l’actuel prince de Monaco (Albert II), victime d’un accident sur la route qui relie La Turbie à Cap d'Ail et non sur celle où elle avait jadis tourné dans le film La Main au collet, comme cela est souvent cru. Sa fille Stéphanie de Monaco survit à cet accident.

En 1993, Monaco devient officiellement membre des Nations Unies.

En 2004, la principauté de Monaco rejoint le Conseil de l'Europe après de nombreuses tractations et une modification de la loi électorale rendant systématique une représentation de l’opposition au Conseil national par un mode de scrutin ayant une composante proportionnelle.

Ă€ la mort du prince Rainier III, survenue le 6 avril 2005, c’est son fils Albert II (nĂ© en 1958), jusque-lĂ  prince hĂ©rĂ©ditaire et marquis des Baux, qui devient prince souverain. Les cĂ©rĂ©monies marquant son avènement se sont dĂ©roulĂ©es le 12 juillet 2005, celles de son intronisation officielle le 19 novembre 2005. Le prince Ă©tant cĂ©libataire et sans enfant lĂ©gitime, l’hĂ©ritière du trĂ´ne est dĂ©sormais sa sĹ“ur aĂ®nĂ©e Caroline, nĂ©e en 1957, Ă©pouse du prince Ernst-August de Hanovre.

Géographie et climat

Géographie

Article dĂ©taillĂ© : GĂ©ographie de Monaco.
Vue aĂ©rienne de Monaco. De gauche Ă  droite : Fontvieille, le Rocher, le port et Monte-Carlo

Monaco est située le long de la mer Méditerranée, sur la Côte d'Azur, à mi-chemin entre Nice et la frontière italienne. Les coordonnées géographiques de la principauté (au niveau du Musée océanographique) sont 43°43′49″N 7°25′36″E / 43.73028, 7.42667[4].

Monaco est le deuxième plus petit État indĂ©pendant au monde, après le Vatican. Son territoire s’étend sur une bande de terre de 4 100 m le long de la mer MĂ©diterranĂ©e et sa largeur varie de 1 050 Ă  350 m, pour une superficie totale de 202 hectares (2 km2). L’altitude maximale de 164 m est atteinte sur un des flancs du Mont Agel, qui culmine Ă  1 150 m. La place du Palais se trouve Ă  62 m.

La plage aménagée sur la nouvelle digue

La principautĂ© compte 5 469 m de frontière avec la France (dont : 3 274 m avec la commune de Beausoleil, 1 341 m avec Cap-d'Ail, 464 m avec Roquebrune-Cap-Martin et 390 m avec La Turbie), ainsi que 3 829 m de cĂ´te (port et plage). Au cours des dernières annĂ©es, des grands travaux ont permis Ă  Monaco de s’étendre de près de 40 hectares, principalement gagnĂ©s sur la mer par le biais de remblais. Les tous premiers travaux de remblaiement ont commencĂ© en 1865 pour crĂ©er la voie ferrĂ©e, suivie quelques annĂ©es après par la crĂ©ation du premier quartier industriel de Fontvieille, qui a permis de gagner 5,5 hectares sur la mer. Le fond du port de Monaco a ensuite Ă©tĂ© comblĂ© et, dans les annĂ©es 1960, le Grimaldi Forum ainsi que le Larvotto ont Ă©tĂ© construits[9]. En 1965, sur une initiative du prince Rainier III et afin de diversifier les activitĂ©s de la ville, la construction du quartier de Fontvieille a permis la crĂ©ation de 220 000 m2 de nouveaux terrains constructibles supplĂ©mentaires ainsi que d’un nouveau port. Ce quartier accueille entre autres le stade Louis-II ainsi qu’une grande surface[10]. L’extension du port de Monaco s’est Ă©galement faite vers la mer.

La construction d’une digue semi-flottante de 352 m de long pour un poids total de 163 000 tonnes en 2003 a permis la construction de 360 places de parking, 25 000 m² de stockage, 2 gares maritimes ainsi que des locaux administratifs et commerciaux[11]. Le terre-plein artificiel auquel la digue est reliĂ©e a permis de gagner un hectare de terrain et a vu la crĂ©ation d’un parc immobilier de 15 000 m2[12]. En 2006, Albert II de Monaco avait officiellement lancĂ© un appel d'offre pour projet d’extension en mer permettant Ă  terme de gagner 10 nouveaux hectares sur la mer. Ce projet, estimĂ© Ă  8 milliards d’euros, aurait permis la construction de 275 000 m² de planchers [13] et aurait du s'Ă©taler jusqu'en 2023, les premiers bâtiments livrĂ©s en 2014[9]. Il fut cependant abandonnĂ© en 2008, pour raison officiellement Ă©cologique mais aussi Ă©conomique, dans un contexte de crise financière internationale.[14]. Lui fut prĂ©fĂ©rĂ© un projet, plus modeste, mais marquant le retour de la construction en hauteur: la construction d'une double tour de 49 Ă©tages, la Tour OdĂ©on.

Toponymie

Le nom officiel de Monaco est « principautĂ© de Monaco Â». Le nom de Monaco dĂ©riverait de MonoĂŻkos (Μόνοικος, "une maison" en grec) et la première mention de Monaco serait due Ă  HĂ©catĂ©e de Milet, historien et gĂ©ographe grec du VIe siècle av. J.-C., qui Ă©crivit « MonoĂŻkos, polis Ligustikè Â» (Monaco, ville de Ligurie) dans sa PĂ©riĂ©gèse. Il existe plusieurs hypothèses, associĂ©es aux Grecs et aux Ligures, pour expliquer l’origine de MonoĂŻkos.

L’origine de ce terme remonterait Ă  l’époque oĂą Monaco Ă©tait sous domination ligure. La rĂ©gion de Monaco a Ă©tĂ© en effet habitĂ©e depuis 300 000 av. J.-C. environ mais les premières tribus ligures s’y installèrent vers 2000 av. J.-C.[15]. La tribu ligure des MonoĂŻkos, prĂ©sente sur le rocher au Ve siècle av. J.-C., aurait pu ĂŞtre Ă  l’origine du nom Ă  la ville[16].

Il existe également une autre origine pour le terme Monoïkos qui remonterait aux temps où Monaco était un comptoir phénicien. Partout où les Phéniciens se rendaient, ils élevaient des chapelles à leurs divinités, dont le dieu Melkart, associé à Hercule ou Héraclès par les Romains ou les Grecs[17].

Tout au long de l’AntiquitĂ©, le port de Monaco fut associĂ© Ă  Hercule[18] (HĂ©raclès en grec), souvent dĂ©signĂ© sous le nom de HĂ©raklès MonoĂŻkos (ἩĎακλῆς Μόνοικος), signifiant « HĂ©raklès solitaire Â» ou « HĂ©raklès possĂ©dant un temple unique Â». Ce port fut Ă©galement appelĂ© Portus Herculis Monoeci en latin[19]. Le port moderne de Monaco s'appelle d'ailleurs Port Hercules[20].

Quartiers

Article dĂ©taillĂ© : Quartiers de Monaco.

Monaco est divisĂ©e en dix quartiers :

Nr Quartier Superficie
(m²)
Population
(Recensement de 2000)
Densité
kmâ’2
ĂŽlots Remarque
Ancienne municipalité de Monaco-Ville
05 Monaco Ville 184 750 1 034 5 597 19 Vieille ville sur le Rocher avec le Palais Princier
Ancienne municipalité de Monte-Carlo
01 Monte Carlo/SpĂ©lugues (Bd. Des Moulins-Av. de la Madone) 281 461 3 034 10 779 20 Casinos et installation hĂ´tellière
02 La Rousse/ Saint Roman (Annonciade-Château PĂ©rigord) 105 215 3 223 30 633 15 Nord-est, incluant Le TĂ©nao
03 Larvotto/Bas Moulins (Larvotto-Bd Psse Grace) 328 479 5 443 16 570 15 Plages situĂ©es Ă  l’est
10 Saint Michel (Psse Charlotte-Park Palace) 142 223 3 807 26 768 24 Zone rĂ©sidentielle centrale
Ancienne municipalité de La Condamine
04 Condamine 237 283 3 847 16 213 27 Zone longeant le port et la place du marchĂ©
07 La Colle (Plati-Pasteur-Bd Charles III) 188 073 2 822 15 005 15 SituĂ© Ă  la frontière ouest de Cap d'Ail
08 Les RĂ©voires (Hector Otto-HonorĂ© Labande) 75 747 2 515 33 203 11 Jardin exotique de Monaco
09 Moneghetti/ Bd de Belgique (Bd Rainier III-Bd de Belgique 107 056 3 003 28 051 18  
Terrains gagnés sur la mer après 1970
06 Fontvieille 324 157 3 292 10 156 9 Construit en 1971
11 Le Portier 275 000(1) - - - PrĂ©vu pour 2014
  Monaco 1 974 444 32 020 16 217 173  
(1) cette zone n'étant pas encore construite, elle n'est pas incluse dans le total

Climat

Le climat de Monaco est de type mĂ©diterranĂ©en avec des hivers doux et humides et des Ă©tĂ©s chauds et secs mais sans excès de chaleur. La tempĂ©rature moyenne des 60 dernières annĂ©es d’observation est de plus de 16 Â°C. La tempĂ©rature moyenne varie de 11 Â°C en hiver Ă  28,5 Â°C en plein Ă©tĂ©. L’ensoleillement annuel moyen est de 2 583 heures et le nombre de jours de pluie ne dĂ©passe pas 62 par an.

Mois Jan Fev Mar Avr Mai Jui Jul AoĂ» Sep Oct Nov Dec
Temp. max. moy. / °C 12,25 12,52 13,97 16,13 19,36 22,98 25,78 25,93 23,81 19,90 16,09 13,41
Temp. min. moy. / °C 8,08 8,16 9,60 11,62 14,83 18,49 21,18 21,51 19,28 15,57 11,91 9,25
Ensoleillement / h 149,7 158,9 185,5 210,0 248,1 281,1 329,3 296,7 224,7 199,0 155,2 136,5
Nombre de jours de pluie 5,9 5,2 6,7 6,0 5,6 2,8 1,3 2,5 4,5 7,5 7,7 6,8
Source : Climat de Monaco, www.visitmonaco.com, Moyenne des annĂ©es 1911 Ă  1985

Démographie

Population

Nationalité Population [3]
Total 32 796
Monaco Monaco 6 089
France France 10 229
Italie Italie 6 410
Royaume-Uni Royaume-Uni 1 703
Suisse Suisse 890
Allemagne Allemagne 812
Belgique Belgique 788
Portugal Portugal 566
Pays-Bas Pays-Bas 429
Suède Suède 290
Espagne Espagne 282
Grèce Grèce 237
Autriche Autriche 182
Danemark Danemark 142
Autre 2 971

Lors du dernier recensement effectuĂ© en 2008, la principautĂ© de Monaco comptait 32 796 habitants. Une des particularitĂ©s de Monaco est d’avoir un nombre de nationaux en minoritĂ© dans leur propre État. Les MonĂ©gasques, au nombre de 6 089, reprĂ©sentent 19 % de la population. Eux seuls sont dispensĂ©s d'impĂ´ts directs. La communautĂ© la plus importante est celle des Français avec près de 32 % de la population (10 229 habitants) suivie des Italiens avec un peu plus de 20 % (6 410 habitants) et des Britanniques avec un peu plus de 5 % (1 703 habitants). Les 24 % restants se partagent entre 125 nationalitĂ©s diffĂ©rentes.

Les premières traces de peuplement Ă  Monaco remontent au quaternaire et sont attestĂ©es par la dĂ©couverte d’ossements d’hommes de taille semblable Ă  l’Homme de NĂ©andertal dans les grottes de l’observatoire, au-dessous de la TĂŞte-de-Chien, rocher dominant la principautĂ©. Des squelettes d’hommes apparentĂ©s Ă  l’Homme de Cro-Magnon ont Ă©galement Ă©tĂ© retrouvĂ©s. Les avantages offerts par le port naturel de Monaco ont ensuite attirĂ© de nombreuses populations de tout le bassin mĂ©diterranĂ©en, mais Ă©galement d’Orient et d’Europe du Nord. Les donnĂ©es chiffrĂ©es fiables concernant la population ne remontent qu’au XVIIIe siècle et concernent principalement le rocher de Monaco. Les historiens Ă©valuent Ă  un millier le nombre de personnes habitant ce petit territoire, dont 500 Ă  600 habitants autochtones. Lors du traitĂ© du 2 fĂ©vrier 1867 fixant le territoire de Monaco, la population Ă©tait de 1 200. Elle Ă©tait de 22 297 au recensement de 1961 et de 32 796 en 2008[21].

La nationalitĂ© monĂ©gasque s’obtient par dĂ©cision souveraine du prince. Les critères d’admission (nĂ©cessaires mais non suffisants, la dĂ©cision appartenant au prince) sont, notamment, d’être rĂ©sident depuis 10 ans (après l'âge de 18 ans) et de renoncer Ă  sa nationalitĂ© antĂ©rieure.

Pyramide des âges de Monaco en 2000 (population totale : 31 842) [3]
Hommes Classe d'âge Femmes
1 327 
75 et plus
2 016 
797 
70-74
893 
851 
65-69
930 
1 015 
60-64
1 064 
1 163 
55-59
1 242 
1 263 
50-54
1 319 
1 106 
45-49
1 070 
1 151 
40-44
1 176 
1 201 
35-39
1 178 
1 181 
30-34
1 162 
827 
25-29
803 
659 
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613 
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747 
5-9
713 
713 
0-4
653 

Langues

Langues modernes

D’après la Constitution de Monaco de 1962, seul le français est langue officielle[1] et Ă  ce titre, tous les documents officiels des institutions politiques et judiciaires sont publiĂ©s dans cette langue. C’est Ă©galement la langue dominante de la principautĂ©, parlĂ©e par environ 58 % de la population[16]. Du fait de la diversitĂ© de la population, l’italien et l’anglais sont aussi communĂ©ment compris et parlĂ©s.

Langue traditionnelle

La langue [22],[23],[24] monĂ©gasque, appelĂ©e ligure monĂ©gasque (munegascu), dont le nombre de locuteurs est estimĂ© entre 5 000 [16] et 5 100[25] (principalement des personnes agĂ©es), est proche de l’intĂ©mĂ©lien, le parler de Vintimille. Le monĂ©gasque est parlĂ© depuis le Moyen Ă‚ge (XIIIe siècle), lorsque les GĂ©nois se sont Ă©tablis Ă  Monaco pour en faire une place forte et ont fait appel Ă  des Vintimillois[26]. Les premières traces de textes en cette langue remontent Ă  1484 dans un extrait des brèves notariales de Jean de Porta [27]. Au XIXe siècle, environ un millier de personnes parlait le monĂ©gasque [28] mais l’usage quotidien de cette langue a beaucoup reculĂ© après la Seconde Guerre mondiale et le monĂ©gasque, parlĂ© uniquement par une vingtaine de personnes dans les annĂ©es 1960-70[29], Ă©tait considĂ©rĂ© comme en voie d’extinction. Afin d’endiguer ce dĂ©clin, l’enseignement du monĂ©gasque est devenu obligatoire dans les Ă©coles primaires publiques de la principautĂ© en 1976, grâce Ă  une initiative du prince Rainier III [27]. En 1988, l’enseignement du monĂ©gasque est devenu obligatoire dans les Ă©coles primaires privĂ©es, puis jusqu’en 5e en 1998. Il reste facultatif au-delĂ . Aujourd’hui, le monĂ©gasque est acceptĂ© en option au baccalaurĂ©at au lycĂ©e de Monaco. Pas de mention dans les options citĂ©es sur http://eduscol.education.fr/D0056/bacg-arretepreuves.htm. La rĂ©introduction et l’utilisation du ligure monĂ©gasque dans la vie courante ont Ă©galement un outil d’affirmation de l’identitĂ© de Monaco, notamment grâce au ComitĂ© des Traditions MonĂ©gasques qui a souhaitĂ© des amĂ©nagements linguistiques dans la ville et a obtenu, Ă  l’instar de nombreuses autres villes qui pratiquent un double affichage français / langue rĂ©gionale, que les panneaux indiquant l’entrĂ©e de la ville portent les inscriptions "PrincipautĂ© de Monaco / Principatu de MĂąnegu"[30].

Le territoire de Monaco est un Ă®lot linguistique en domaine occitan. Le monĂ©gasque est d’ailleurs une langue Ă  base du gĂ©nois de l'ouest encore en usage en Ligurie surtout vers Vintimille mais influencĂ©e par l’occitan alpin. Les attestations certaines de l’occitan Ă  Monaco datent des XIXe et XXe siècles. La prĂ©sence de l’occitan dans ses dialectes vivaroalpin et niçois a Ă©tĂ© Ă©tablie dans les annĂ©es 1940[31] par Raymond Arveiller. Une vingtaine de foyers de locuteurs originaires de Nice et des communes alpines maritimes limitrophes de Monaco : Cap d'Ail, Beausoleil, La Turbie, Roquebrune-Cap Martin et Ă©tablis dans les quartiers de La Condamine et Monte-Carlo [28]. En 2006, la proportion de locuteurs occitans Ă  Monaco est Ă©valuĂ© Ă  15 %[32].

Il faut remarquer que l'ancienne principautĂ© de Monaco comprenait trois communes : Monaco, Roquebrune-Cap Martin et Menton. Ces deux communes qui pratiquent le parler alpin maritime de l'occitan vivaroalpin (appelĂ©s rocabrunasc et mentonasc) ont participĂ© au brassage de la population de Monaco (par Ă©changes commerciaux, marchĂ©s et par mariages principalement). Ainsi, la population de la principautĂ© d'avant 1860 a pratiquĂ© conjointement les deux langues (monĂ©gasque et occitan). Ces communes indĂ©pendantes en fĂ©vrier 1848 ont Ă©tĂ© rattachĂ©es Ă  la France en septembre 1861 un an après le ComtĂ© de Nice.[33] Il existe une troisième langue, intermĂ©diaire entre le monĂ©gasque officiel appris Ă  l'Ă©cole et l'occitan alpin maritime, la plupart l'appellent "patois de la rue" [34] ou plus rarement "monĂ©guier/muneghiĂ©". Cette langue mĂ©lange les apports historiques monĂ©gasques, occitans mais aussi issus de l'immigration -par la construction de Monte Carlo et du chemin de fer notamment- comme le piĂ©montais (de la montagne, occitan lui-mĂŞme ou de la plaine, le piemonteis) ou le gĂ©nois du pays de Vintimille tout proche.[35]

Enfin, il a existé des îlots liguriens en Provence orientale -le figoun, disparu aujourd'hui- dans les communes de Biot et Vallauris, aux environs d'Antibes, Escragnoles à l'ouest de Grasse et Mons dans le Var. C'étaient des colonies liguriennes de repeuplement en terre provençale aux XVe et XVIe siècles venues afin de faire revivre ces villages victimes de la peste et des guerres de religion.[36]. Ces parlers étaient très proches du monégasque d'aujourd'hui.

Religion

Le catholicisme est religion d'État mais la libertĂ© de culte est garantie par la constitution[37]. Le christianisme pourrait avoir Ă©tĂ© pratiquĂ© Ă  Monaco Ă  partir du IVe siècle mais les donnĂ©es archĂ©ologiques attestent de la prĂ©sence de cette religion Ă  partir du IXe siècle seulement. La chapelle Saint-Martin Ă  Carnolès remonte Ă  1061. En 2000, 93,2 % de la population serait chrĂ©tienne [38] dont 89,3 % appartenant Ă  l’Église catholique romaine[39]. Monaco abrite cinq chapelles catholiques (dont une construite au XVIe siècle, trois au XVIIe siècle et une au XIXe siècle) sur le Rocher. Quatre autres Ă©glises et deux chapelles du XIXe siècle et du XXe siècle se trouvent dans les autres quartiers [22]. Sainte DĂ©vote, la patronne de la principautĂ© dont l’église votive se trouve Ă  La Condamine, fait l’objet d’une fĂŞte et d’un culte particuliers, et est cĂ©lĂ©brĂ©e tous les ans le 27 janvier. La CathĂ©drale Notre-Dame-ImmaculĂ©e, situĂ©e sur le Rocher, est le siège de l’archidiocèse de Monaco. La majoritĂ© des 7 200 MonĂ©gasques adhèrent Ă  cette religion. Le protestantisme est la deuxième religion de la principautĂ© avec deux temples[40].

Peu de juifs (principalement des ashkĂ©nazes de France) rĂ©sidaient Ă  Monaco avant la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, quelques retraitĂ©s pratiquant le judaĂŻsme se sont installĂ©s, provenant principalement de France ou du Royaume-Uni, mais Ă©galement d’Afrique du Nord et de Turquie. La communautĂ© juive de Monaco a Ă©tĂ© fondĂ©e en 1948 avec l’Association Cultuelle IsraĂ©lite de Monaco (ACIM) et la population juive est estimĂ©e Ă  5,7 % [38],[41]. On trouve une seule synagogue dans la principautĂ©[42]. Quelques rĂ©sidents monĂ©gasques pratiquent l’islam mais la principautĂ© ne compte pas de mosquĂ©e.

Politique

Article dĂ©taillĂ© : Politique de Monaco.

Principauté indépendante, Monaco est une monarchie constitutionnelle depuis 1911, avec un prince à la tête de l’État. Le pouvoir exécutif consiste en un ministre d’État, qui préside un conseil de gouvernement de six membres, responsables uniquement devant le prince. Suivant une convention avec la France, signée en 1930, le ministre d’État était un citoyen français (en général un préfet ou un ambassadeur) désigné par le prince. Depuis la modification récente de cette convention, le prince peut nommer un ministre d’État, monégasque ou français, agréé par le gouvernement français.

D’après la Constitution de 1962, le prince partage le pouvoir législatif avec le Conseil national qui est un parlement unicaméral. Les vingt-quatre membres de ce corps législatif sont élus pour cinq ans par un scrutin plurinominal et au suffrage universel. Dix-huit conseillers sont élus par simple classement individuel du nombre de suffrages recueillis, et les six conseillers restants selon un mode proportionnel de liste.

Les affaires locales sont du ressort du Conseil communal, une assemblée de quinze membres élus pour quatre ans au suffrage universel direct et au scrutin de liste plurinominal à deux tours avec possibilité de panachage et sans vote préférentiel, présidée par le maire (actuellement Georges Marsan).

Économie

Vue sur Monaco
Article dĂ©taillĂ© : Économie de Monaco.

Monaco tire la majeure partie de ses revenus de l’industrie, de la TVA française et monĂ©gasque[43], du commerce, des services, du tourisme et de l’hĂ´tellerie ainsi que de l’immobilier qui gĂ©nèrent environ 40 000 emplois pour un chiffre d’affaires de plus de 11 milliards d’euros. Contrairement Ă  une lĂ©gende tenace, le tourisme n’arrive qu’en troisième position dans les sources de revenus et le fameux casino de Monte Carlo ne participe que pour moins de 4 % au budget de l’État.

Depuis les accords du 18 mai 1963, Monaco et la France forment un ensemble fiscal au regard de la TVA. Monaco collecte sur son territoire la TVA qu'elle verse Ă  la France qui lui rĂ©trocède sa quote-part. Le reversement français revenant Ă  la principautĂ© est fixĂ© Ă  108 238 802 euros au titre de l'annĂ©e 2001[44]. Pour 2007, le budget de l'Ă©tat monĂ©gasque est d'environ 881 millions d'euros[45]. Cela reprĂ©sentait donc environ 18 % du budget de l’État.

Si le principe d’un compte de partage de la TVA est parfaitement justifiĂ© dans la mesure oĂą il s’agit de remettre les États dans la situation qui serait la leur s’il y avait eu une frontière fiscale, ses modalitĂ©s de calcul posent problème. D'une part le calcul d'origine attribue Ă  Monaco 60 % (coefficient 1,6 de la formule) de rĂ©trocession supplĂ©mentaire, d'autre part, la dĂ©rive rĂ©sultant de la formule de calcul conduit la France Ă  reverser Ă  Monaco des montants qui ne traduisent pas la rĂ©alitĂ© de l’activitĂ© Ă©conomique de la principautĂ©[46].

Ă€ compter du 1er janvier 1999, l’euro est introduit sur le territoire monĂ©gasque et, depuis le 1er janvier 2002, les pièces et les billets libellĂ©s en euro ont cours lĂ©gal en principautĂ© au mĂŞme titre que les pièces nationales.

Le PIB de Monaco est de 3,441 milliards d'euros, soit 49 900 €/habitant[47].

Tourisme

Vue sur Monaco

La situation gĂ©ographique de Monaco ainsi que son climat mĂ©diterranĂ©en ont fait de la principautĂ© une destination prisĂ©e des touristes. Le secteur hĂ´telier propose plus de 2 800 chambres pour un total de 900 000 nuitĂ©es en 2006 (19 % d'Italiens, 18 % de Français, 15 % de Britanniques, 13 % de Nord-AmĂ©ricains, 5 % d’Allemands, 4 % de Russes). Le tourisme a toujours principalement Ă©tĂ© orientĂ© vers la clientèle de luxe, attirĂ©e par les nombreuses manifestations sportives et culturelles et les casinos (dont le Casino de Monte-Carlo) mais le secteur touristique s’est rĂ©cemment redĂ©ployĂ© vers le tourisme d’affaire, de congrès et de sĂ©minaires qui reprĂ©sente aujourd’hui 25 % des nuitĂ©es[48].

Le tourisme gĂ©nère environ 25 % des revenus de la principautĂ©[45] et le chiffre d’affaires du secteur hĂ´telier a Ă©tĂ© de 356 913 168 euros en 2005[49].

Industrie

L’industrie reprĂ©sente environ 8 % du PIB de Monaco. Une centaine de petites industries non polluantes et Ă  haute valeur ajoutĂ©e emploient environ 3 800 personnes, soit environ 9 % de la population salariĂ©e[50]. Les premières entreprises (entreprises industrielles de la Brasserie de Monaco, de la minoterie et de la chocolaterie) ont commencĂ© Ă  s’installer sur le premier terre-plein de Fontvieille, Ă  partir de 1906. Ces entreprises se concentrent principalement sur les 250 000 m² de terrain gagnĂ©s sur la mer lors de la construction du terre-plein de Fontvieille .

Le secteur "chimie-pharmacie-cosmĂ©tologie" apparaĂ®t comme le plus reprĂ©sentĂ© avec 49,21 % des revenus de l’industrie et 1 200 employĂ©s mais les industries de fabrication de matĂ©riel Ă©lectrique et Ă©lectronique (10,2 % des revenus) ainsi que de transformation de matières plastiques (21,6 %) sont Ă©galement prĂ©sentes. L’imprimerie et le cartonnage contribuent Ă©galement Ă  hauteur de 6 %[51].

Le nombre d’emplois rapportĂ© Ă  celui des habitants est particulièrement Ă©levĂ©. Les pendulaires/navetteurs sont environ 40 000.

Immobilier

Le quartier de Fontvieille

D’après le classement du groupe immobilier Knight Frank et de la banque Citi Private Bank, Monaco est la deuxième ville la plus chère du monde (derrière Londres) en ce qui concerne les prix de l’immobilier (35 000 euros par mètre carrĂ© dans les quartiers les plus chics, comme le CarrĂ© d’Or Ă  Monte-Carlo)[52].

En raison d'un développement économique rapide et des choix urbanistiques du prince Rainier III, de nombreux immeubles de grande hauteur (gratte-ciel) ont été construits. Contrairement à beaucoup de villes densément peuplées, les immeubles de grande hauteur à Monaco sont cependant presque exclusivement résidentiels, et non pas à usage commercial.

Article dĂ©taillĂ© : Liste des gratte-ciel Ă  Monaco.

Du paradis fiscal Ă  la rĂ©gularisation -

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a ainsi émis en 1998 un premier rapport sur les conséquences des systèmes financiers des paradis fiscaux. Monaco n’apparaît pas dans la liste de ces territoires jusqu’en 2004, où l’OCDE s’indigne de la situation monégasque[53] et la dénonce dans son dernier rapport[54] aux côtés -entre autre- de l’Andorre, de la principauté de Liechtenstein, du Libéria, de la République des îles Marshall, soulignant son absence de coopération en matière de partage d’information financière.

En 2000, le Groupe d’action financière sur le blanchiment de capitaux (GAFI) souligne pour Monaco son manque de moyen mis en œuvre[55]. Il sort la principauté de sa liste lors de son rapport de 2005[56], de même que tous les autres territoires en 2006[57]

Depuis 2003, le Fonds monétaire international (FMI) identifie Monaco comme 36 autres juridictions comme paradis fiscal[58]

Le Conseil de l’Europe a également décidé de publier des rapports où apparaissent les paradis fiscaux nominativement. 22 territoires, dont Monaco, ont donc été évalués entre 1998 et 2000 sur une première phase de tests. Monaco est le seul à ne pas s’être encore soumis à la deuxième phase, initialement prévue entre 2001 et 2003, alors que les 21 autres territoires sont déjà en cours d’achèvement de la troisième et dernière phase prenant place entre 2005 et 2007[59]

De plus, du fait que la principauté soit enclavée dans le territoire français, l’impact de sa fiscalité et l’utilisation de son système financier à des fins d’évasion fiscale, de fraude fiscale et de blanchiment d'argent, ont plusieurs fois été l’objet de missions réalisées par les parlementaires français[60].Les rapports de ces missions qui dénoncent unanimement le rôle de la principauté dans la criminalité financière sont alors dénoncés par le pouvoir princier qui y voit des accusations calomnieuses.

Depuis la première évaluation du Conseil de l’Europeen 2002, les autorités monégasques ont apporté plusieurs changements à la législation et aux réglementations afin de renforcer le système fiscal de la principauté [61].

En 2009, suite à la crise financière internationale, l’OCDE[62] demande plus de rigueur dans la fiscalité mondiale[63]. Suite à la mise à niveau du droit monégasque en regard des nouvelles règles fiscales internationales, les 24 et 25 septembre 2009, à l'occasion du sommet du G20 de Pittsburgh (E.U), la principauté de Monaco est reconnue comme pays respectant les normes financières internationales[64]. Par la suite, le 2 octobre 2009 le Conseil de l’Europe clôt la procédure de suivi de la principauté[65] qui acquiert pleinement son statut de membre.

Culture

Article dĂ©taillĂ© : Culture de Monaco.

Les Journées du Patrimoine constituent une excellente occasion de découvrir les principaux sites d’intérêt, notamment les grands appartements du Palais Princier, la résidence du Ministre d’État, le Conseil National. Le Musée Océanographique quant à lui propose un droit d’admission à tarif réduit.

Fêtes et jours fériés
Date Nom Remarques
1er janvier Jour de l’an
27 janvier Fête de Sainte-Dévote Sainte Dévote patronne de la principauté.
Lundi suivant le dimanche de Pâques. Lundi de Pâques
1er mai FĂŞte du Travail
Jeudi, 40 jours après Pâques Ascension
Lundi suivant le septième dimanche après Pâques Lundi de Pentecôte
Jeudi, 60 jours après Pâques Fête-Dieu
15 août Assomption
3 septembre Libération (n'est pas un jour férié, contrairement au 8 mai en France)
1er novembre Toussaint FĂŞte de tous les saints
19 novembre Fête du Prince Fête nationale (bien que le jour de la Saint-Albert soit le 15 novembre, le prince Albert II a décidé que la Fête nationale serait maintenue au 19 novembre, jour où l’on célébrait le bienheureux Rainier d'Arezzo dont son père, le prince Rainier III, reconnaissait le patronat)
8 décembre Immaculée Conception
25 décembre Noël

Médias

La principautĂ© hĂ©berge trois chaĂ®nes de radio (deux en français, l’autre en italien) et deux chaĂ®nes de tĂ©lĂ©vision. Plusieurs Webradios sont Ă©galement prĂ©sentes sur le sol MonĂ©gasque MC one Radio de M. Gildo Pallanca-Pastor, qui Ă©met aussi en hertzien sur la PrincipautĂ© 98.2, Radio Ethic de Mme Evelyne Tonelli, fille de M. Schick, ancien directeur d’antenne de RMC ; et pour finir Radio FrĂ©quence Évasion. L’une de ces chaĂ®nes de tĂ©lĂ©vision est une chaĂ®ne locale exclusivement diffusĂ©e sur le câble, seul moyen autorisĂ© en principautĂ© pour recevoir la tĂ©lĂ©vision. Son nom est Monaco Info. Les radios ou tĂ©lĂ©visions hertziennes s’adressent donc davantage aux publics français ou italien. L’un des projets rĂ©cent de SAS Albert II de Monaco fut de crĂ©er une radio typiquement monĂ©gasque, « Radio Monaco Â», qui arroserait de Menton Ă  Toulouse. Radio Monaco Ă©met depuis le 12 juillet 2007.

Presse écrite

Radios

Télévisions

Journalistes monégasques

Festivals

Monaco héberge quelques festivals de première importance, dont:

Transport

Article dĂ©taillĂ© : Transport Ă  Monaco.

Un héliport situé sur la digue quartier de Fontvielle dessert l'aéroport de Nice Côte d'Azur plus de trente fois par jour en 7 minutes de vol (15 minutes d'aérogare à aérogare).

Une gare SNCF souterraine situé à proximité de l'église Ste-Dévote, avec une desserte TGV pour Paris quotidienne, située sur la ligne Marseille-Vintimille.

Sortie d'autoroute spécifique rejoignant la Moyenne Corniche (RD6007) et entrant en principauté à hauteur du Jardin Exotique.

Services postaux

Un des premiers timbres de Monaco Ă  l'effigie du prince Charles III.

Historique

Depuis la convention de voisinage du 9 novembre 1865 avec la France, et auparavant de 1640 à la Révolution française[66], la poste française est en charge des services postaux monégasques.

À partir de 1818, des bureaux de poste du royaume de Sardaigne sont ouverts dans la principauté[67]. Des timbres de Sardaigne à l'effigie de Victor-Emmanuel II y sont utilisés de 1851 à 1860[67], avant d'être remplacés par des timbres de France à l'effigie de Napoléon III des bureaux français, auxquels vont succéder les séries d'usage courant de France[68].

La principauté reçoit des timbres-poste à son nom, le 1er juillet 1885, avec une première série à l'effigie du prince Charles III, dessinée par O. Dupuis et gravée par Louis-Eugène Mouchon[69].

Pratique

Malgré l'intégration postale avec la France, les plis envoyés de Monaco doivent être affranchis avec des timbres de Monaco, dont les illustrations et la programmation sont déterminés par l'Office des émissions des timbres-poste de Monaco (OETP), et validés par le prince. L'OETP choisit également les artistes de ces timbres et peut faire appel aux artistes, graveurs et moyens d'impression de Phil@poste Boulazac, l'imprimerie de La Poste.

De la même façon, les timbres de Monaco n'ont pas valeur postale sur le courrier posté en France. Les tarifs postaux sont ceux au départ de la France métropolitaine.

En raison de l'intĂ©gration au système postal de la France, les codes postaux de Monaco sont sous la forme "98.XXX", soit Ă  5 chiffres comme les codes postaux français; par opposition Ă  la principautĂ© d'Andorre, dont les services sont Ă©galement gĂ©rĂ©s par la France mais qui a refusĂ© l'attribution d'un code postal de format français[70]. Pour le courrier envoyĂ© Ă  destination de Monaco, plusieurs libellĂ©s :

  • 98.XXX Monaco (depuis la France/Monaco uniquement: sans mention du pays de destination),
  • MC 98.XXX Monaco (depuis la France/Monaco uniquement: sans mention du pays de destination),
  • 98.XXX Monaco - FRANCE (bien que gĂ©opolitiquement incorrecte, cette mention est acceptĂ©e dans le cadre de l'intĂ©gration de Monaco au territoire postal français).
  • 98.XXX Monaco - EUROPE (gĂ©opolitiquement correcte, cette mention permet au courrier d'Ă©viter des dĂ©tours hors Europe, le Maroc (Morocco en anglais) Ă©tant un des plus frĂ©quents).
  • 98.XXX Monaco - MONACO

Sport

Manifestations sportives

La principautĂ© sert de cadre Ă  diverses manifestations prestigieuses, parmi lesquelles :

  • le Grand Prix automobile de Monaco
  • le Meeting d’AthlĂ©tisme « Herculis Â» ; le premier meeting Herculis fut organisĂ© en 1987 et après une interruption de 2002 Ă  2005, la 20e Ă©dition a eu lieu le 20 aoĂ»t 2006, au stade Louis II[71].
  • le Festival International du Cirque
  • le Marathon de Monaco et des Riviera, qui se court au printemps, entre Vintimille et Monaco. En mĂŞme temps a lieu la course des 10 kilomètres de Monte-Carlo[72].
  • la Supercoupe de l'UEFA (Super Cup), match de football opposant le vainqueur de la Ligue des Champions au vainqueur de la Coupe UEFA[73].
  • le tournoi international de judo de Monaco : TrophĂ©e Adidas Ă  la mi-dĂ©cembre
  • le tournoi international d'Ă©checs
  • le grand dĂ©part du Tour de France 2009 s'est fait de Monaco avec une première Ă©tape contre-la-montre de 15 km avec dĂ©part et arrivĂ©e Ă  Monaco et le dĂ©part de la deuxième Ă©tape de Monaco[74]
Virage en épingle du circuit du Grand Prix de Monaco.

Clubs sportifs

Un club omnisport, l’AS Monaco, dont l’équipe première de football joue en Ligue 1 du championnat français. La section professionnelle s’appelle AS Monaco FC depuis le changement de statut opĂ©rĂ© en 2002 (passage en S.A.M.). L’A.S. Monaco F.C. participe au Championnat de France de football de Ligue 1 (autrefois Première Division). Elle a commencĂ© Ă  s’illustrer dans les annĂ©es 1960 en remportant 4 titres nationaux en 3 saisons (2 championnats et 2 Coupes de France dont un doublĂ© en 1963) sous les ordres de son lĂ©gendaire entraĂ®neur Lucien Leduc. Ensuite, sous la prĂ©sidence du Dr Jean-Louis Campora, le club allait devenir un grand d’Europe multipliant Ă  nouveau les titres nationaux et les beaux parcours europĂ©ens. L’équipe joue Ă  domicile au stade Louis II, magnifique complexe sportif rĂ©alisĂ© en 1985 sur le terre-plein de Fontvieille et conçu par Henry Pottier, avec 18 500 places assises et une pelouse qui pousse sur une immense dalle de bĂ©ton Ă  13 mètres de hauteur.

Par contre, les entraĂ®nements ont lieu sur un complexe sportif situĂ© Ă  La Turbie, en France, Ă  plus de 500 m d’altitude.

Un club de karaté, le Karaté Club Shotokan de Monaco[75] avec comme entraîneur Maître SATO 6e Dan. Ancien élève de Maître Tanaka, il dirige également des stages de perfectionnement en Allemagne, Italie, Angleterre, France, Belgique, Suisse.

La fédération monégasque d’athlétisme[76] est présidée par Albert II.

La fédération Monégasque de Judo[77], affiliée à la FIJ et à l'UEJ, qui a obtenu les meilleurs résultats aux derniers Jeux des Petits États d'Europe en 2007.

Créée en 1987, la Fédération Monégasque de Volley-Ball[78], membre de la FIVB et de la CEV, est en charge de régir, d’organiser et de développer la pratique du Volley-Ball et du beach volley par tous les moyens d’action. En 2004, la communauté du volley monégasque fut particulièrement honorée du titre de Président d’Honneur du Beach Volley de la FIVB accepté par le prince Albert II. Les dernières récompenses obtenues par le Volley monégasque furent la première médaille d’or de beach volley de l'histoire des Jeux des Petits États d’Europe par l'équipe féminine en 2005 à Andorre et la médaille d'argent également en beach volley aux JPEE de 2007 qui se déroulèrent sur le territoire de la principauté de Monaco.

N'oublions pas le Monte Carlo Country Club, le club de tennis est affilié à deux fédérations (monégasque et française) de tennis. Il accueille le Tournoi Masters 1000 dont le tenant du titre est Rafael Nadal.

Danse classique

Monaco abrite une des plus grandes académies de danse Classique au Monde dirigée depuis près de 35 ans par la Russe Marika Besobrasova du nom de Académie de Danse Classique Princesse Grace fondée en 1968 .[non neutre]

Personnalités nées à Monaco

Codes

Monaco a pour codes :

Références

  1. ↑ a et b Art. 8. - La langue française est la langue officielle de l’État., Constitution de Monaco de 1962
  2. ↑ Monaco est à la fois une ville et un État. Monaco-Ville est le quartier où est situé le Palais princier.
  3. ↑ a, b, c et d (en)Recensement de 2000 (PDF), www.gouv.mc
  4. ↑ a et b Monaco en chiffres, édition 2005, www.gouv.mc
  5. ↑ La grotte de l’Observatoire, site du Jardin exotique de Monaco.
  6. ↑ Musée d’Anthropologie préhistorique, www.gouv.mc
  7. ↑ (en)The third book of the historie of nature, written by C. Plinius, SECVNDS, Université de Chicago
  8. ↑ a, b, c et d Les Alpes-Maritimes et la crise franco-monégasque de 1962 par Jean-Rémy Bezias, publié par le Centre de la Méditerranée moderne et contemporaine.
  9. ↑ a et b « Monaco, un siècle d’extension sur le domaine maritime... et encore un projet Â», article du journal Les Échos, janvier 2007
  10. ↑ Grands travaux à Monaco, www.gouv.mc
  11. ↑ La digue semi-flottante, www.gouv.mc
  12. ↑ Le terre-plein, www.gouv.mc
  13. ↑ Article de L'Express du 21/08/2008: Monaco, une ville sur l'eau
  14. ↑ Article du Point: La crise pousse Monaco à arrêter son projet d'extension en mer
  15. ↑ Histoire de Monaco, www.riviera-magazine.com
  16. ↑ a, b et c Trésor de la langue française du Québec, Université Laval, Canada, 2005
  17. ↑ Histoire des Romains, les guerres puniques, www.mediterranee-antique.info
  18. ↑ (en) Culture of Monaco, www.everyculture.com
  19. ↑ « Des origines au XIIIe siècle Â», Histoire de Monaco, www.monaco.gouv.mc
  20. ↑ Présentation du Port Hercule, www.ports-monaco.com
  21. ↑ Émile Girardeau, La population de Monaco et les migrations, Population (French Edition), 17e Année, No. 3. (Jul. - Sep., 1962), pp. 491-504
  22. ↑ a et b Principauté de Monaco, www.quid.fr
  23. ↑ Langues parlées à Monaco, site de l’office du tourisme de la principauté de Monaco.
  24. ↑ Les institutions de Monaco, www3.monaco.mc
  25. ↑ (en)Ligure à Monaco, www.ethnologue.com
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  28. ↑ a et b Raymond Arveiller (1967) Étude sur le parler de Monaco, Monaco: Comité national des traditions monégasques, extrait consultable en ligne
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    « A further 15% of the population of Monaco speaks the Niçard (Niçois) variety of Provençal, which greatly influences the French of the Monegasque region. In fact, the Niçard-speaking community comprises mainly individuals of over 50 years of age, but Provençal is increasingly gaining status as a literary language. Â»
     
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  72. ↑ Site web du marathon de Monaco
  73. ↑ Site web de l’UEFA
  74. ↑ Tour de France 2008 - Grand Départ 2009
  75. ↑ Site officiel du Karaté Club Shotokan de Monaco
  76. ↑ Site officiel de la fédération monégasque d’athlétisme
  77. ↑ Site officiel de la fédération Monégasque de Judo
  78. ↑ Site officiel de la fédération Monégasque de Volley Ball

Bibliographie

Liens externes

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